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Le Médipôle Hôpital Mutualiste franchit un cap dans la valorisation de ses données de santé, avec codoc : son EDS CÉSAR est lancé.

Les mois de mai et juin 2026 resteront une étape marquante pour le Médipôle Hôpital Mutualiste (MHM) et pour codoc.

Deux événements sont venus, à quelques semaines d'intervalle, illustrer une ambition commune : mettre la donnée de santé au service des patients, des équipes soignantes et de la recherche clinique.

  1. Le lancement officiel de CESAR, l'entrepôt de données de santé du MHM, développé avec codoc.
  2. Et la participation conjointe du MHM, de codoc et de Roche à une agora lors de Santexpo 2026, l'un des rendez-vous majeurs de la santé numérique en France. L’occasion de témoigner sur ce qui fait la réussite des partenariats hôpital-industrie autour de la donnée de santé.

Un problème que tout établissement connaît bien

Laetitia Paradisi-Prieur, pharmacienne et responsable opérationnelle de l'Unité de Recherche Clinique du MHM, décrit avec précision la situation qui précédait le projet :

"On avait souvent l'envie de participer à des recherches en vie réelle. Mais ça demandait aux attachés de recherche clinique beaucoup de temps de saisie : aller chercher des informations dans des logiciels séparés, au niveau de la prescription, au niveau des comptes-rendus médicaux. C'était fastidieux. Et comme l'historique de l'hôpital est important, on devait échantillonner les patients qu'on pouvait inclure. Ce n'était pas satisfaisant."

Le paradoxe était réel : les données existaient, elles étaient riches, et pourtant elles restaient inaccessibles. Comme dans la plupart des établissements, environ 80 % d'entre elles se trouvaient dans le texte libre des dossiers médicaux, ni structurées, ni exploitables en l'état.

Visionnez l’interview vidéo de Laetitia Paradisi :

Ce que CESAR change concrètement

Avec CESAR, les équipes du MHM accèdent désormais à l'ensemble des données du système d'information hospitalier, pseudonymisées automatiquement dans le module de recherche, et mises à jour chaque 24 heures. Les données structurées et le texte libre sont ingérés ensemble, puis enrichis par un moteur de traitement du langage naturel.

Pour Laetitia Paradisi, le changement est immédiat à plusieurs niveaux :

"codoc, c'est vraiment un outil qui nous permet à la fois d'aller récupérer ces données et de les structurer pour répondre à une question de recherche. Pour le soin, toutes les personnes d'un service vont pouvoir regarder l'activité, voir comment améliorer la prise en charge. Et pour la recherche, tous les porteurs de projets vont pouvoir se saisir de l'application."

Les gains attendus sont concrets : plus de publications scientifiques, davantage de partenariats industriels sur des études en vie réelle, du temps libéré pour les attachés de recherche clinique, et un outil d'attractivité réel pour les médecins et chercheurs.

La transparence, critère décisif

Parmi les raisons qui ont conduit le MHM à choisir codoc, la plateforme Transparency a joué un rôle déterminant. Laetitia Paradisi l'explique :

"Ce qui m'avait beaucoup plu chez codoc, c'était cette plateforme de transparence. Ça nous donnait un atout au niveau réglementaire et vraiment un outil accessible pour le patient, complet et facilement alimenté par toutes les études qu'on allait pouvoir mettre en place."

Le portail Transparency permet à chaque patient d'être informé de l'utilisation de ses données médicales et d'exercer son droit d'opposition à tout moment, de façon simple et traçable. Pour un établissement comme le MHM, c'est un pré-requis non négociable avant tout déploiement.

Un réseau qui change la donne pour les établissements privés

La dimension réseau de codoc a également compté dans la décision :

"Individuellement, on n'a pas forcément de poids dans certaines pathologies parce qu'on n'a pas un nombre important de patients. Mais codoc équipe de nombreux établissements hospitaliers. Ça permet d'accéder à des études avec des industriels dans ce réseau."

C'est précisément ce modèle qui a été mis en lumière à Santexpo.

Lors d'une agora co-animée par codoc, Roche et le MHM, Tanguy de Poix, directeur des revenus et opérations chez codoc, a décrit ce rôle de chef d'orchestre :

"C'est toujours l'hôpital qui décide d'accepter ou de refuser un projet. Mais une fois qu'il l'accepte, codoc fluidifie tout : la contractualisation, le respect de la réglementation, la mise en relation des parties."

Pour les industriels comme pour les établissements, le message est clair : la donnée de santé n'a de valeur que si elle circule dans un cadre de confiance, à la bonne vitesse, avec les bons partenaires.

Visionnez le replay de cette table ronde rassemblant codoc, Roche et le MHM lors de SantExpo 2026

Un établissement, une ambition, un territoire

Le MHM est un établissement de santé privé d'intérêt collectif, ancré sur son territoire, avec des équipes soignantes qui connaissent leurs patients. C'est précisément ce profil qui rend CESAR si pertinent : des données riches, des médecins motivés, et maintenant les outils pour transformer cette richesse en impact.

"Ces données, mises avec d'autres données d'autres établissements, vont pouvoir participer à construire de nouveaux outils, mieux prendre en charge les patients, mieux comprendre les pathologies et trouver de nouvelles cibles thérapeutiques." conclut Laetitia Paradisi.

C'est cela, la promesse de l'entrepôt de données de santé :  un véritable levier pour que chaque établissement, quelle que soit sa taille, puisse contribuer à la médecine de demain.

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